S’il fallait résumer ce tour du monde en moins de 2 minutes, ça donnerait quelque chose comme ça :
6 mois en asie
Arrivée en Inde avec Franck. La foule, des routes pourries, une pause au festival des musiques de Bénarès et trop de monde sur les routes.
On se relaxe à Katmandou, Népal… Pas longtemps. Les pentes à vélo sont un cauchemar.
Retour dans l’enfer indien. On n’a qu’une hâte : s’enfuir.
En Thaïlande, frigos, sourire, currys et difficultés de communication.
Au Laos, on se la coule douce jusqu’à ce que nos pneus s’éclatent.
On passe la frontière du Vietnam en mini-bus. Routes de montagne, fous-rire, coup de cœur à Hanoï, tourisme dans la baie d’Halong.
En Chine, on suit les contreforts du Tibet. Encore les pneus qui lâchent. On rejoint Shanghaï et Pékin en train. La Chine adhère à l’OMC et obtient les JO. Traversée d’est en ouest jusqu’au Xinjiang. Ce sera le défi physique du voyage.
Au Kazakhstan, on fait ami-ami avec le contre-espionnage.
L’Ouzbekistan ? En touriste. Inoubliable festival des musiques à Samarkand.
En Iran, accueil 5 étoiles et attentats du 11 septembre.
En Arménie, le voyage s’arrête à Erevan. Ma famille d’accueil devient ma famille. Plus très envie de partir.
36 heures de bus pour rejoindre Istanbul. Passage par la France où je récupère JB avec qui je poursuis le voyage en Amérique.

6 mois en Amérique
Arrivée à Mexico. L’ambiance est tendue. Dans les campagnes, musique à gogo, mezcal au goulot, bandits aux aguets.
Cuba, orgie de musique, identité forte, surveillance malsaine.
Au Costa-rica, pas de musique. Des volcans, des toucans… On fout le camp.
Saison des pluies au Pérou. Sur l’altiplano, carnaval colorés, ciels chargés, indiens taciturnes.
La Bolivie : capitale la plus haute du monde, route la plus dangereuse du monde, salar le plus beau du monde.
Le sel a mangé les vélos. Le Chili ce sera en bus. On se prépare pour la dernière étape en Afrique. On sera content d’avoir chaud ! On ne paye rien pour attendre.

6 mois en Afrique
Le Maroc, musique sacrée à Fès et gnaoua à Essaouira, kif dans le rif, sueur dans l’Atlas.
Traversée du désert mauritanien en train de minerai, hospitalité d’un milliardaire, chaleur caniculaire… Mais c’est magnifique.
Au Sénégal, je perds mon sang froid. Dakar sur les nerfs, vendanges au pays bassari, traversée de la frontière guinéenne en clandé.
En Guinée, pluie et palu. Il est temps de rentrer.
J’embarque sur un porte-container pour ne pas revenir trop vite. 10 jours en mer, le temps nécessaire de désirer toucher terre.
Ce sera une dernière traversée de la France pour fêter mon retour au pays du vin, du fromage et de l’accordéon !

