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Mad Jacques : quand la microaventure débarque chez vous

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    Mad Jacques - Quand la microaventure débarque en France

Mad Jacques : quand la microaventure débarque chez vous

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5 avril 2019

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Bivouac, kayak, trekking et sac à dos ne riment pas avec vie sédentaire, organisation et planification. Heureusement pour les oubliés de l’aventure, il y a la microaventure. Tout plaquer pour changer de vie et vivre ses rêves ? Le temps d’un week-end, c’est possible !

L’aventure ? Avant tout, c’est un état d’esprit. Élu aventurier de l’année 2011 par National Geographic après quelques faits d’armes, (un tour du monde à vélo, une traversée de l’Inde à pied et une transatlantique à la rame), Alastair Humphrey propose une définition de l’aventure à géométrie variable :

« l’aventure, c’est s’étirer, s’étendre : mentalement, physiquement ou culturellement. Il s’agit de faire quelque chose qu’on ne fait pas d’habitude, se dépasser, faire au mieux de ses capacités. »

De l’aventure à la microaventure

Pour rendre accessible l’idée de partir à l’aventure,  Alastair Humphrey a inventé le concept de microaventure :  des expéditions et des défis proches de sa maison, bon marché et faciles à organiser pour encourager les gens ordinaires à sortir et à faire des choses qui leur font du bien. Par exemple, aller camper sur le sommet de la colline d’en face, se baigner dans la rivière voisine, escalader un arbre en forêt…

Ce concept de microaventure, le duo rusé de la start-up DavaïDavaï l’a trouvé suffisamment bon pour l’importer en France.

La microaventure débarque en France

Initiée en 2017, la Mad Jacques proposait une échappée de 450 km de stop sur les routes de France pour rallier un village tenu secret. Depuis, l’idée a fait des petits : Bad Bertha, née en 2018, et tout récemment, check Maurice, le petit dernier.

Alors qu’ils lancent en 2019 – avec pas mal d’autodérision – le « tour du monde de la microaventure », Maëlle, la moitié du duo à l’origine de ces événements « où tu ne sais pas ce qui va t’arriver et si tu vas arriver » et qui poussent les gens à sortir de chez eux, m’a dit tout ce qu’il faut savoir de cette idée déjantée.

L’interview à écouter ici…

… ou à lire ci-dessous… 

Mad Jacques - Quand la microaventure débarque en France

Vous venez de finir la campagne pour la Bad Bertha. De quoi s’agit-il ?

Donc la Bad Bertha, c’est une course de 24h pour vivre 150 aventures entre amis au départ de chez soi. Un rêve d’aventure où des équipes de 2 à 6 personnes donnent tout pour faire le plus de missions, le plus d’aventures en 24h dans le but de redécouvrir leur ville, leurs amis, rencontrer des gens et sortir un peu de leur quotidien et de leur zone de confort.

On a déjà fait trois éditions en 2018, à Paris à chaque fois, et là en 2019, on se lance dans le tour du monde de la micro-aventure avec 4 dates dans 5 villes en France pour déployer le concept hors de paris.

Dans ce cadre-là, on avait fait une campagne Ulule pour voir si ça valait le coup ou pas d’aller voir ces villes. La réponse est oui puisqu’on a terminé la campagne il y a deux semaines et on a terminé à 122%.

Donc demain le tour de l’univers ?

Voilà, le tour de l’univers de la micro-aventure.

Et la Mad Jacques alors ?

La Mad Jacques, c’est de là que tout est parti. Au tout début, l’idée un peu folle entre pote de faire une course en auto-stop géante. L’idée au départ, c’était de faire partir des gens le samedi matin vers une destination mystère – toujours le même lieu qu’on utilise aujourd’hui, un petit village perdu au milieu de la Creuse – et à l’arrivée, un festival, les gens se rencontrent…

En fait il y a une ambiance assez particulière parce que tout le monde a vécu des choses assez fortes, tout est hyper ouvert et nous on propose des concerts, des personnes qui viennent raconter leur voyage, on essaye d’inviter des personnes assez inspirantes – la première année il y avait Nans de Nus et culottés, la deuxième année Antoine de Maximy de J’irai dormir chez vous – donc l’idée, c’était d’inspirer un peu tout ce monde qui venait jusqu’au fin fond de la Creuse et le dimanche, ils repartent en autocar vers leur ville d’origine, sachant que cette année on a ouvert aussi un deuxième soir pour ceux qui veulent prolonger le plaisir à Chéniers.

Donc la destination est connue ?

Oui la destination est connue, ce qui n’enlève pas toutes les surprises de l’auto-stop parce qu’on ne sait jamais sur qui on va tomber.

J’ai lu sur votre site « La plus déglingue des courses en stop »

Ouai alors, tout le monde vient déguisé, c’est assez fou, les gens se mettent eux même des petits défis assez fous… Enfin on fait quand même une petite élection du meilleur déguisement le dimanche et on propose pendant la course de réaliser des défis qui te permettent de gagner du temps pour la course. Donc pour gagner, il faut à la fois aller vite et réaliser un maximum de missions sur la route.

Donc ce qui est déglingue, c’est l’histoire des missions ?

Oui ! Les missions plus le fait que tout le monde est déguisé. C’est assez particulier comme ambiance. En fait tout le monde est chakra ouvert et tu as une espèce d’excitation qui se fait ressentir parce que la majeure partie des gens qui participent n’ont jamais fait de stop…

Ok donc pour eux, c’est déjà ça l’aventure, de faire du stop. C’est qui Davaï-Davaï ?

C’est Vincent et moi, les deux associés à avoir structuré le projet après les deux premières éditions. Et nous notre mission, comme sur la Mad Jacques et la Bad Bertha, c’est de créer du lien par le dépassement. En fait on s’est rendu compte que quand on sort de sa zone de confort et quand on sort de son quotidien, on est beaucoup plus ouvert aux autres. Et on s’est dit qu’on n’était pas obligé d’être Mike Horn ou de partir en Mongolie pour faire des rencontres, donc ouai, de diffuser cette idée que l’aventure peut commencer en bas de chez soi et qu’il y a pas besoin de partir loin pour vivre des choses fortes.

Ta définition de l’aventure ce serait de sortir de sa zone de confort ?

En tout cas, nous ce qu’on prône, ce sont des aventures qui sont courtes et faciles d’accès. Tu fais ça au départ de chez toi et voilà ! Il n’y a pas besoin de partir 6 mois traverser l’atlantique, on peut autour de chez soi faire des rencontres et faire des choses qu’on n’aurait pas l’habitude de faire dans son quotidien.

Je me demandais si ce n’était pas un peu exagéré de parler d’aventure quand on demande aux gens de faire du stop…

En fait je ne pense pas ! Pour le coup, dans une vie assez rangée, citadine, où tout est hyper organisé, où on a toujours des horaires pour tout et un emploi du temps bien chargé, on n’a plus de place pour l’inconnu et les surprises. Et en fait, le stop repermet ça, de se mettre dans une position où on ne sait pas du tout ce qui va arriver, on ne sait pas du tout quand ça va arriver, et il y a une vraie excitation à voir la voiture qui s’arrête, quand on a attendu un quart d’heure ou deux heures sur un rond-point, et en fait pour moi l’aventure c’est ça quoi !

Entre le départ et la Creuse, qu’est-ce qui se passe ?

Donc le départ se fait entre 7h30 et 8h30 selon les villes de départ, le samedi matin en binôme. Il y a un départ organisé dans les villes qui comptent plus de 50 inscrits – donc pour le moment c’est Paris, Lyon, Rennes, Lille et Bordeaux…

Alors c’est aussi possible de partir de chez soi. Dans ce cas, on reçoit les infos par mail et par texto mais l’avantage de rejoindre un départ groupé, c’est qu’on commence à rencontrer les différentes équipes dès le matin et puis on remet à toutes les équipes un petit sac avec le détail des missions, le programme du festival, des gilets jaunes pour faire du stop…

Les plus rapides pour te donner une idée de l’an dernier sont arrivés vers 13h30-14h et pour la petite histoire, ils étaient déguisés en radar et en flic et donc ça a bien marché ! Les voitures ralentissaient en voyant le radar et du coup ils avaient plus trop le choix pour les prendre en stop. Le déguisement joue pas mal dans la vitesse de croisière.

Des anecdotes croustillantes de gens qui ont fait des trucs incongrus ?

On en a 1000… Là comme ça, je repense à une anecdote dont on parlait hier encore. En fait, l’année dernière, il y avait des équipes qui faisaient du stop à l’arrache sur des rond-points et les flics sont arrivés et ont dit « Ohlala, mais vous faites quoi, c’est dangereux de rester là ! » et donc les équipes ont commencé à expliquer le concept de la Mad Jacques. Les flics ont trouvé ça trop marrant et ont commencé à arrêter les voitures et à demander aux conducteurs : « Oh tiens ! Vous avez de la place ? Prenez-les ! » Et ils ont désengorgé le rond-point en quelques minutes alors que les équipes galéraient à les arrêter pour elles. Donc voilà, on est soutenu par la gendarmerie nationale.

Et sinon on en a qui ont réussi à faire de l’avion-stop, il y en a qui sont arrivés en brouette aussi – il y avait un défi qui était d’arriver sur le lieu du festival dans un engin non-motorisé – on a eu des brouettes, des vélos, des trottinettes, des charrettes…

Qui est-ce qui a gagné l’année dernière ?

Alors l’an dernier, on a pris les 10 premières équipes après le temps gagné des défis et le dimanche, on a rassemblé ces 10 équipes et on leur a donné des énigmes de fin de course qui leur indiquaient où était le trésor de Jack. Là c’était à la plus rapide d’aller déterrer le trésor de Jack. Alors je ne sais plus leur nom mais c’est la fameuse équipe flics et radars qui ont été les plus rapides. Ils ont gagné un A/R jusqu’à l’île de Ouessant. Il y a un restaurant là-bas.

Est-ce qu’il y a des vieux qui participent ?

Euh oui. La moyenne d’âge est d’un petit peu moins de 30 ans, et en fait c’est assez étalé. Par exemple ma mère va faire la course l’année prochaine. Non mais blague à part, l’an dernier je me rappelle de deux sœurs qui devaient avoir entre 40 et 50 ans et qui sont venues à la Mad Jacques et qui ont adoré ! Elles étaient toutes folles, déguisées en hippies… En fait on touche aussi une population qui a eu l’habitude de faire du stop étant jeune. C’est plus trop le cas aujourd’hui parce que c’est un peu moins développé… Et du coup on retrouve un peu cette folie / jeunesse en participant.

Donc du coup, il y a un petit mélange en soirée… Parce que je me demandais si c’était une soirée étudiante à la campagne, la soirée du samedi, et déguisée…

En fait, contre toute attente, on a peu d’étudiants. Donc pour l’instant c’est pas trop le public qu’on touche même si ce serait possible mais ce n’est pas trop le cas.

La Bad Bertha, j’ai l’impression que c’est plutôt un truc de citadin. La Mad Jack aussi ?

Oui. En tout cas nous, on touche plus les gens qui habitent en ville oui.

Quand est-ce que vous organisez la course qui fait prendre à la campagne l’air de la ville ?

Haha, bonne question ! On va y penser.

Quelle est la suite des événements ?

Alors les prochains événements c’est la Bad Bertha. Là il y a quatre dates : 5-6 avril à Lille, 12-13 avril à Lyon, 26-27 à Nantes et Rennes, et 17-18 mai à Paris.

Suivez ce lien pour s’inscrire à la Bad Bertha

La Mad Jack étant le 8-9-10 Juin 2019, pour les deux événements vous pouvez vous inscrire sur notre site davaidavai.co et ensuite il y a la description des événements et la billetterie pour participer à tout ça.

Suivez ce lien pour s’inscrire à la Mad Jack

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