Une semaine parfaite à Berlin l’été

Que faire à Berlin en été ? Entre baignade dans un lac, balade en canoë et club­bing au bord de l’eau, 7 idées pour profiter des beaux jours dans la capi­tale allemande.

Depuis ma première visite à Berlin au tour­nant des années 2000, je reviens inlas­sa­ble­ment prendre le pouls de la capi­tale alle­mande. Depuis la chute du mur, elle n’en finit pas de se trans­former. À chaque fois, l’ambiance a changé. Les quar­tiers bran­chés se sont déplacés. Des clubs ont fermé, d’autres ont ouverts. Des ensembles vitrés flam­bants neufs ont poussé sur d’anciens no man’s land… Seul inva­riant : des vélos partout, des travaux partout, et une atmo­sphère éton­nam­ment détendue pour une capi­tale européenne.

Cette fois-ci, c’est un été complet que je suis venu passer à Berlin. Pour garder des chats, pour écrire et pour revoir des amis. Dans cet article, j’ai dressé une liste d’idées un peu inso­lites dont Berlin a le secret et qui permettent de profiter du soleil tout en restant au frais. Des bonnes adresses au bord de l’eau, un peu de nature pour se mettre au frais et quelques terrasses pour se désal­térer et visiter Berlin au rythme de l’été.

  1. Concert à vélo à Tegel
  2. Baignade dans le lac d’Orankesee
  3. Bar branché du côté de Treptow
  4. Plongée dans l’his­toire à Ravensbrück
  5. Pagayer du côté de Potsdam
  6. Randonnée le long de la Spree
  7. Retraite dans la campagne du Brandenbourg

Préli­mi­naires : louer un vélo est presque obli­ga­toire à Berlin. Des pistes cyclables sillonnent la ville et de larges trot­toirs permettent de se garer partout. Pour profiter au mieux de Berlin, c’est un must.

Jour 1 : Un concert à vélo (silencieux) à Tegel

Accéder au tarmac d’un aéro­port, ce n’est pas banal. Assister à un concert à vélo, encore moins… C’est pour­tant le combo gagnant que propose Silent.move avec ses événe­ments baptisés #artist­sonw­heels. 

RDV à l’aéroport de Tegel, déclaré zone natu­relle protégée depuis sa ferme­ture en 2019. À l’entrée, une hôtesse derrière un guichet nous remet notre boar­ding pass à échanger contre un casque audio un peu plus loin, là où attendent déjà une cinquan­taine de « passa­gers » cyclistes. Comme dans un avion, une musique d’ascenseur meuble l’attente jusqu’au décol­lage. C’est le moment de rejoindre le vélo-scène qui tracte la chan­teuse et guitariste.

Quelques méandres sur les pistes secon­daires de l’aéroport et nous débou­chons sur le tarmac où nous attendent le vélo-basse puis, encore un peu plus loin, le vélo-batterie. Notre petite équipée déam­bule en musique entre les herbes folles, les hangars et les tours de contrôle de l’aéroport.

L’expérience est planante. On en revient parfai­te­ment zen au bout d’une heure et demie. Ater­ris­sage en douceur au bord du canal pour boire un verre en savou­rant le calme et les derniers rayons du soleil.

Journée parfaite n°1 !

Jour 2 : Une baignade dans le lac d’Orankesee

Depuis 1929, les Berli­nois se donnent rendez-vous à L’Orankesee pour se baigner, profiter de sa plage de sable et de ses équipements.

En chemin, on traverse une banlieue rési­den­tielle où de grosses maisons abri­taient fut un temps les comman­dants de l’armée sovié­tique. L’architecte Mies van der Rohe, apôtre du mini­ma­lisme, y avait ses habi­tudes. Sa maison, lumi­neuse et ouverte sur un joli jardin au bord de l’eau, se visite.

Dans l’enceinte de l’Orankesee, c’est plutôt peuplé mais l’endroit est grand, arboré et l’on étale son plaid sur l’herbe pour une séance de lecture entre deux ploufs. Le toboggan et les jeux au bord de l’eau font le bonheur des enfants ; Les glaces et les frites celui de toute la famille.

À la ferme­ture, direc­tion le Bier­garten l’Orankesee Terrassen pour un snack et une chope de bière bien fraîche avec vue sur le lac, ou un repas plus consis­tant (et plus dispen­dieux) au restau­rant accolé.

Jour 3 : Bar branché du côté de Treptow

Dans la chaleur de l’été berli­nois, rendez-vous au Bades­chif pour prendre un bain dans un envi­ron­ne­ment festif et urbain. « Plongée » dans la Spree, cette ancienne barge offre une piscine de 30 mètres de long et une vue impre­nable sur la skyline berli­noise.

On rêvasse entre la silhouette de la Fern­seh­turm et de Mole­cule man tout en barbo­tant sur les rebords du bassin. Sur le pont, des chaises longues invitent au farniente, rafraîchi par un machiatto frappé ou un club mate servi au bar d’été.

Pour gérer l’affluence, le Bades­chiff a mis en place l’obli­ga­tion de réserver sa place. Vous choi­sirez une plage horaire de 2h. Bien assez pour vous rafraî­chir et prendre des coups de soleil.

À quelques coups de pagaie, le Club le vision­naire étale sa grande terrasse au bord de l’eau. La musique est bonne, le lieu aéré et agréable. L’ambiance monte progres­si­ve­ment au fil de la soirée. 

Mieux vaut arriver de bonne heure pour éviter la queue qui ne manque pas de se former dés que la lumière décline. Idéal pour un apéritif ambiancé. Nous partons alors que les premiers danseurs inves­tissent la piste. La nuit sera festive. Pour ajouter une touche cultu­relle à votre journée, les fresques murales d’east side gallery sont à deux pas.

Jour 4 : une plongée dans l’histoire

À une heure de Berlin, le village de Ravens­brück invite à un autre style de plongée… Une plongée dans l’histoire sombre de l’Allemagne nazie.

Ravens­brück était le camp de concen­tra­tion du 3è Reich réservé aux femmes. On visite les jolies maisons arbo­rées des gardiennes, les espaces vides des anciens bara­que­ments, les ateliers de travail, le four crématoire…

Les salles du musée déclinent à travers des archives écrites, photo­gra­phiques et sonores la créa­tion du camp, la vie du quoti­dien, l’exploitation écono­mique au service des nazis, les expé­riences médi­cales menées sur les prisonnières…

Comment, en seule­ment 6 ans, le parti nazi a orga­nisé sa poli­tique sécu­ri­taire autour de la ségré­ga­tion et du racisme et mis la société au pas. 6 ans, le temps d’un mandat prési­den­tiel… Dans la province alle­mande du Bran­den­burg où l’extrême droite de l’AFD récolte 25,7% des suffrages aux dernières élec­tions locales, cela donne des frissons.

Jour 5 : Pagayer du côté de Potsdam

Décon­nexion totale sur le lac de Grieb­nitz, à la fron­tière entre Berlin et la province du Bran­den­bourg. Canoë, kayak ou paddle, on récu­père son embar­ca­tion à la base nautique située dans l’enceinte même de la petite gare de S‑bahn. Une volée de marche et vous voilà sur l’eau.

De part et d’autre, sur les rives, la végé­ta­tion succède aux maisons cossues. À la journée, on peut pousser jusqu’à Potsdam. En chemin, les pelouses du parc de Babels­berg ou de la Villa Schö­ningen se prêtent à un picnic ou une pause gourmande.

De retour à Berlin, vous aurez l’impression de revenir de vacances.

Visiter Berlin - Pagayer sur le lac de Griebnitz

Jour 6 : Une randonnée le long de la Spree

De la gare de Frie­drich­shain jusqu’au parc de Char­lot­ten­burg, un itiné­raire pédestre longe les bords de la Spree sur une ving­taine de kilo­mètres. Pour cette balade, j’ai suivi mon amie Corinne, amou­reuse d’endroits calmes éloi­gnés de la foule. C’est donc un Berlin apaisé que parcourt ce trajet.

En chemin, on passe devant les bâti­ments du Bundestag et du Reichstag, on enjambe des ponts de métal, on longe des usines en cours de trans­for­ma­tion, de nouveaux ensembles d’habitation modernes, des bureaux et des maisons de retraite…

Arrivé au château de Char­lot­ten­bourg, les jardins permettent de prolonger la balade à l’ombre des arbres et parmi la végé­ta­tion foison­nante du parc. Pour se récom­penser de ses efforts, direc­tion la Turm­strasse pour déguster une cuisine turque, souda­naise, viet­na­mienne ou jamaï­caine selon l’envie du moment.

Jour 7 : un weekend retraite dans la campagne du Brandenbourg

Le 7è jour, on fait comme Dieu : on se repose. Quoi de mieux qu’une retraite dans la campagne du Bran­den­bourg pour se laisser aller au rythme de la nature dans un cadre magique ?

C’est ce que propose la ferme Michel Berger. Rien à voir avec le chan­teur ! Il s’agit d’un hôtel très tendance du quar­tier de Frie­drich­shain dont cette ferme est le jardin et alimente les cuisines.

Le petit déjeuner et le dîner sont préparés à partir des produits du domaine cultivé en biody­namie, et servis à la grande table où les convives se réunissent. Balades à vélo, à cheval ou en canoë, à vous de choisir… À moins que vous ne préfé­riez arpenter les allées du potager ou bouquiner au coin du feu.

Le voyage à Berlin se poursuit ici : 

Commentaires

Vive­ment mon prochain voyage à Berlin, pour faire tout comme tu dis, Mat ! Sauf pour le dimanche matin, car je ne manque­rais pour rien au monde le marché aux puces le long » der Park An Die Mauer » ! Moment exceptionnel ! !

Merci Yvonne pour le plan du marché aux puces ! Il y a aussi celui de la Strasse des 17. Juni, dans le Tier­garten – certes plus cher – qui mérite une visite… Bon prochain séjour à Berlin !

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