Comment j’ai prĂ©parĂ© mon voyage au long cours en France ? Derrière le concept, l’itinĂ©raire, les partiÂciÂpants, il y a du temps, de l’énergie et beauÂcoup de travail. Petit retour sur ce travail de fourmi qui donne du sens au voyage.
En animant sur FaceÂbook la campagne de crowdÂfunÂding lancĂ©e sur kissÂkissÂbankÂbank, je suis tombĂ© au hasard d’un commenÂtaire sur cette petite phrase :

« le gars qui se fait sponÂsoÂriser ses voyages ». Sous entendu : « gonflĂ© quand mĂŞme de venir nous taper du blĂ© quand nous, on travaille honnĂŞÂteÂment pour se payer nos vacances ».
Je sais bien qu’il n’est pas le seul Ă le penser. Tout le travail de prĂ©paÂraÂtion qui se cache derrière le projet de la diagoÂnale du vide est aussi ingrat qu’invisible. Il n’existe tout simpleÂment pas Ă vos yeux.
J’avais envie de vous parler de ce travail de fourmi qui permettra Ă la diagoÂnale du vide d’être, au delĂ d’un simple voyage d’agrĂ©ment, un voyage qui a du sens.
Un voyage, des vacances
Tous les voyaÂgeurs sont des touristes qui s’ignorent. Dans l’imaginaire collectif, voyage = vacances. Les voyaÂgeurs sont des rois de la glande, des tire-au-flanc, des petits malins qui ont trouvĂ© la combine pour se la couler douce… Quant Ă l’écriture, c’est un passe-temps. Et la photo ? Un hobby, bien sĂ»r !
Pour moi, cette diagoÂnale du vide, c’est un peu plus qu’un voyage d’agrĂ©ment.
Derrière ce projet qui m’anime, il y a le dĂ©fi de rĂ©ussir enfin Ă conjuÂguer ma passion du voyage et mon mĂ©tier. Ecrire, photoÂgraÂphier, conceÂvoir et animer des portails web… Il est temps de mettre ma capaÂcitĂ© Ă m’extasier et Ă voir le bon cĂ´tĂ© des choses au service d’un projet qui a vraiÂment du sens….
Un voyage Ă vendre
Je ne me suis pas épargné.
RenconÂtrer les attaÂchĂ©s de presse de tous les dĂ©parÂteÂments, parcourir quelques milliers de kiloÂmètres en France lors de deux Ă©tĂ©s consĂ©ÂcuÂtifs, ingurÂgiter 14kg de brochures, contacter mille et une personnes pour arrĂŞter le programme des rĂ©jouisÂsances, dĂ©finir l’itinĂ©raire sur une carte. Check !
ConceÂvoir le blog, dĂ©veÂlopper l’audience, nourrir l’ogre Google, faire du pied sur les rĂ©seaux sociaux, raconter mes voyages passĂ©s, parler de mon projet futur… Check !
DĂ©finir une offre tariÂfaire cohĂ©Ârente, conceÂvoir une prĂ©senÂtaÂtion et un arguÂmenÂtaire commerÂcial, idenÂtiÂfier des prosÂpects, crĂ©er des supports de commuÂniÂcaÂtion… Check !
Tout Ă©tait prĂŞt pour vendre ma diagoÂnale du vide comme une opĂ©raÂtion de markeÂting de contenu…
Alors ? Alors je suis plein de chose, mais je ne suis pas… un bon vendeur.

Une aventure Ă vivre
Mon enthouÂsiasme n’en reste pas moins intact. Et l’équation finanÂcière pas moins compliquĂ©e.
Je suis allĂ© voir les producÂteurs.
Ici : « l’idée est bonne mais le projet n’est pas mûr ».
Là : « l’idée est bonne mais le projet est trop mûr ».
Moi, ce que je retiens, c’est que l’idée est bonne !
Alors quoi ? Jeter l’éponge ? SĂ»reÂment pas. L’envie est trop forte et le besoin trop presÂsant d’aller me frotter Ă cette France exotique. Je veux renconÂtrer cette sociĂ©tĂ© civile qui semble contre vents et marĂ©es garder foi en l’avenir et se complaire dans ces terriÂtoires sur le dĂ©clin qui ne sont, paraĂ®t-il, que trisÂtesse et dĂ©solation.
Exit donc le voyage Ă vendre. Il reste encore une belle avenÂture Ă vivre et Ă partager. Elle s’écrira sur ce blog et si vous le souhaitez, Ă travers les portraits rĂ©alisĂ©s au fur et Ă mesure.
Un seul mot d’ordre : partir
Le livre qui verra le jour Ă l’issue de ce voyage – celui-lĂ mĂŞme que vous prĂ©-achetez sur KissÂkissÂbankÂbank Ă partir de 20€ -, les tirages photos et l’ensemble des contreÂparÂties que vous choiÂsirez me donneÂront les moyens de rĂ©aliser le projet sous sa forme la plus aboutie : celle d’un webdoc oĂą itinĂ©Ârance et portraits se mĂŞlent pour retransÂcrire tout ce qui fait la richesse d’un voyage.
Mais quelle que soit l’issue de la campagne de crowdÂfunÂding, je ferai ce voyage.
Je sais dĂ©jĂ qu’on me dira 100 fois sur la route « Vous avez de la chance » et que la chance n’a rien Ă voir lĂ -dedans. Je sais aussi qu’il me faudra me justiÂfier d’être « ce gars qui se fait payer ses voyages ». Ça m’est bien Ă©gal, parce que je serai de nouveau sur la route, replongĂ© dans le tourÂbillon du voyage ! Enfin…
Peu avant de lancer la campagne de finanÂceÂment, je suis tombĂ© sur cette interÂvenÂtion granÂdiose et emportĂ©e :
Les mots de Jean Pierre Verhegen, et plus spĂ©ciÂfiÂqueÂment cette phrase, m’ont pĂ©trifiĂ© :
“Tout sembler réussir pour mieux finir par tout rater, tout échouer et en rire, tout oser…”.
Il est temps de tout oser.

Commentaires
FinaÂleÂment, le voyage est une affaire bien trop sĂ©rieuse pour ĂŞtre confiĂ©e Ă de simples touristes …
Hello Seb ! AbsoÂluÂment ! Et la guerre, une chose bien trop sĂ©rieuse pour ĂŞtre confiĂ©e aux militaires…
Blague Ă part, mon article aborde simpleÂment la manière dont j’ai prĂ©parĂ© ce voyage. Je solliÂcite les gens Ă travers une campagne de finanÂceÂment partiÂciÂpatif. Je trouve logique de partager ce qui m’a poussĂ© Ă en arriver lĂ . Et plutĂ´t rassuÂrant de montrer qu’il s’agit lĂ d’un projet mĂ»reÂment pensĂ© et pas juste d’un alibi pour me faire payer mes vacances.
Pour ma part, j’aime bien les voyages longs et avoir un fil rouge. C’était la musique du monde lors de mon tour du monde. Ce sera la diagoÂnale du vide et le slow tourisme cette fois-ci. Je ne vais pas te faire l’arÂticle, je sais que je prĂŞche un convaincu 🙂 Bon voyage Ă Athènes !
La diagoÂnale du vide c’est vraiÂment une riche idĂ©e. Je suis impaÂtient de voir ce qu’il en ressort 🙂 Je te souhaite aussi une bonne vadrouille Ă la rencontre de cette France oubliĂ©e !
voyage = vacances
Tout dépend sous quel angle on aborde le voyage.
Pour moi, tantĂ´t voyage = randonÂnĂ©es , tantĂ´t voyage = culture et Histoire (avec un grand « H »).
Bonne aventure !
Merci Yoann 🙂 Bons voyages à toi, quelles que soient leur forme !