Quatre jours d’itinérance en plein hiver, entre cols enneigés et refuges ouverts. Dans le Beaufortain, j’ai trouvé le terrain de jeu idéal : neige dure et stabilisée, journées engagées, météo au beau fixe et lumières d’hiver.
Pour finir l’année, j’avais envie d’une belle randonnée engagée, dans la neige et parmi les sommets. Ce serait la récompense de tous les efforts fournis cette année et la célébration de ma forme olympique.
Les conditions d’enneigement pointaient le Beaufortain comme l’un des massifs potentiels où mener ce projet à bien et le GR du tour du Beaufortain comme itinéraire envisageable : suffisamment fréquenté pour proposer des solutions d’hébergement en refuges non gardés ; Suffisamment loin des grandes stations de ski pour ne pas être envahi par la foule en cette période de vacances. Quatre jours magnifiques de refuge en refuge, sous un soleil indéfectible, où comme d’habitude tout ne s’est pas passé exactement comme prévu.
GRP Tour du Beaufortain
Cette boucle de 140 km au départ de Queige se parcourt entre 6 et 8 jours. Entre Savoie et Haute Savoie, elle offre des points de vue sur les massifs environnants, Mont Blanc, Aravis, Vanoise, entre sommets enneigés, alpages verdoyants et vallées préservées. Si la version estivale classique attire de nombreux randonneurs chaque année, le mini-tour du Beaufortain en hiver offre une alternative accessible et tout aussi magique : une version raccourcie de 4 jours spécialement adaptée à la pratique du ski de randonnée et de la raquette à neige.
www : www.mongr.fr/tourdubeaufortain
- Itinéraire du trek de 4 jours et trace gpx
- Récit : le mini-tour du Beaufortain, jour par jour
- Infos pratiques – conseils matériel et sécurité
Itinéraire du trek et trace gpx
L’itinéraire de ce mini-tour du Beaufortain en raquettes consiste en 4 étapes. Chacune relie un refuge où s’abriter pour passer la nuit (gardé ou non, mais ouvert à coup sûr).
L’itinéraire peut s’effectuer dans un sens ou dans l’autre. Je l’ai d’ailleurs fait dans le sens inverse de celui que j’avais initialement prévu.
Distance : 55,76 km,
Dénivelé : 3374 D+
Altitude max : 2659 m
Départ : Parking de Boudin
Télécharger la trace gpx
L’étape du 2è jour (du refuge du plan de La Lai au refuge du col de la croix du bonhomme) étant particulièrement longue, il est possible de la raccourcir de deux manières :
- soit en ajoutant une nuit au refuge des prés, après le col de la fenêtre.
- soit en coupant par la bergerie de Sausse (selon les conditions d’enneigement)
Itinéraire alternatif par Sausse
À partir du refuge de la Gittaz, bifurquez par le sentier de découverte puis le chemin du curé qui longe le torrent de la Gittaz jusqu’à la bergerie de la Sausse, avant de rejoindre le col du Bonhomme.
Attention : Selon les conditions de la neige, la partie du sentier surplombant le torrent peut être très glissante, en devers et dangereuse. Prenez des crampons et si vous ne le sentez pas, écoutez-vous et faites demi-tour.

Récit de refuge en refuge
Jour 1 : De Boudin au refuge du plan de la Lai
Distance : 11,1 km
Dénivelé : 700D+
Départ : 15h30
Arrivée : 19h
Boudin, 15h30. Ce n’est vraiment pas une heure pour commencer une rando dans la neige.
« Vous allez finir de nuit. Moi, je serais vous, je ne partirais pas ! »
me conseille une autochtone qui redescend du barrage. À son équipement complet et usé, je sais qu’elle parle d’expérience… Mais j’y vais quand même en révisant mes objectifs à la baisse. Je prends l’itinéraire en sens inverse de ce que j’avais imaginé. Ce sera le refuge de La Lai au lieu du refuge du Presset.



La lumière de fin de journée découpe les reliefs de la roche Parstire. Bientôt les sommets qui entourent le lac de Roselend prennent un dernier bain de soleil. À 18h, sous un ciel scintillant des premières étoiles, mes pas croustillent sur la neige croûtée et les reflets dorés de la lune découpe des vagues de neige bleue. Je titube sur ce manteau instable et glacé.


Arrivé à 19h au refuge du plan de la Lai, le confort du lieu me prend par surprise. Cuisine au gaz, thé, poêle à bois ronronnant dans la salle à manger, et Tanguy et son husky Snow qui m’accueillent avec des dés de Beaufort et des rondelles de saucisson. Ce confort rustique me fait du bien. On est loin des agapes de noël mais on a quand même des cadeaux : les deux randonneurs qui arrivent quelques minutes plus tard ramènent un portefeuille qui trônait au beau milieu de la route. C’est le mien !



Refuge du plan de La Lai
Rustique mais super équipé, y compris en période non-gardé. Électricité, cuisine équipée accessible, poêle à bois bien dimensionné, couvertures. 2 dortoirs de 12 et 7 places.
Ouverture : gardé de mi-juin à mi-septembre, ouvert mais non gardé le reste de l’année.
Tarif : 19€ (gardé)/ 12€ (non gardé)
Tel : 04 79 89 07 78 (gardé) / 07 85 61 15 14 (non gardé)
Mel : formulaire de contact
Web : chaletplandelalai.ffcam.fr
Sur les cartes affichées au mur, le Beaufortain s’étale sous toutes ses coutures. J’essaye d’adapter mon itinéraire aux changements de dernière minute. Est-ce que ça passe au col de la Cicle ? Est-ce que le refuge du pré est ouvert en hiver ? L’étape du lendemain s’annonce pleine d’inconnus.

Jour 2 : Du refuge du plan de La Lai au refuge de la croix du bonhomme
Distance : 20,4 km
Dénivelé : 1700D+
Départ : 9h
Arrivée : 20h30
9h : le bout de mes doigts me dit qu’il ne doit pas faire très chaud. Il faudra encore attendre pour que le soleil passe au-dessus de l’aiguille du grand fond et découpe mon ombre sur la neige.
11h15 : Au col de sur Frêtes, je repasse à l’ombre. La neige est moins compacte sur ce versant nord-ouest. Sur les pentes sud, elle dessine les lignes brisées des chemins blancs qui scarifient la montagne. Innombrables traces d’animaux. Peu d’humains.
À mon passage, de petits éboulis de cristaux dévalent en pétillant. Le sentier disparaît parfois sous des coulées d’avalanches figées par le froid. Il faut chausser les crampons pour traverser ces reliefs chaotiques et inclinés.



12h15 : Au refuge de la Gittaz, j’avale quelques calories avant les 700 mètres de montée jusqu’au col de la Cicle. La neige ramollie par les rayons du soleil me donne du fil à retordre. Le timing de la journée s’avère compliqué.
13h45 : Passé les 2000 mètres, la neige redevient plus légère et le col est en vue. Un groupe de skieurs en revient tout juste. Pente forte, neige dure, rochers… Pour redescendre du côté du Val Montjoie, il faut pousser plus loin jusqu’au col de la fenêtre. Ça se confirme : je vais encore finir de nuit.


15h30 : J’arrive au col de la fenêtre après une pente raide, une soupe de neige et un pique nique revigorant. De l’autre côté, la pente atteint les 30% mais la neige meuble permet de tailler des marches, crampons aux pieds, tout droit face à la pente jusqu’à la trace sinueuse des skieurs de randonnée qui m’indiquent le chemin.
Refuge des prés
Alternative en cas de problème de timing, le refuge des Prés est ouvert toute l’année. 30 couchages répartis en 7 dortoirs de 4 + un de 2. Formule en demi-pension uniquement.
Ouverture : gardé de mi-juin à mi-septembre, non gardé le reste de l’année.
Tarif : 74/51/60€ (adultes/ados/enfants)
Tel : +33 6 61 86 50 43
Mel : contact@lerefugedespres.com
Web : lerefugedespres.com

Les sommets commencent à rosir lorsque je retrouve une trace bien établie. C’est celle du tour du Beaufortain mais c’est aussi celle du tour du Mont Blanc. Même si le tracé disparaît parfois dans la pente et se confond dans des à‑plat de neige homogène, je ne pourrai pas me perdre.
L’ombre a déjà envahi le reste de la vallée. J’ai la montagne pour moi tout seul. Dans un silence religieux, je remonte jusqu’au col du bonhomme.

18h15 : Sous le clair de lune qui suffit à éclairer la montagne, le col du bonhomme est à portée de regard. L’ascension mobilise toutes mes réserves. De l’autre côté, j’aperçois des petites lumières qui éclairent des massifs voisins. Savoir que d’autres randonneurs arpentent comme moi la montagne de nuit me réjouit. En fait, ce sont les dameuses des domaines skiables…
19h15 : La trace qui mène jusqu’au col de la croix du bonhomme traverse des pentes à 25–30% sur une neige en béton. Il faut tailler des marches dans la neige pour se frayer un passage sans risquer la glissade et la chute. L’heure que je mets pour parcourir quelques centaines de mètres en paraît deux.


20h30 : J’arrive enfin au refuge du col de la croix du bonhomme, 2433m, où Barthélémy et Gabriel m’accueillent sur la terrasse avec le vin rouge et les Springles. Le panorama sur la montagne est grandiose mais la chaleur humaine ne suffit pas à me réchauffer. À l’intérieur, personne n’a eu le courage d’allumer le poêle . Pas d’eau, pas d’électricité, pas de cuisine ouverte… Je regrette le confort de la veille. Si je ne fais pas de feu, je vais tomber malade. Et hors de question d’enfiler des chaussures mouillées demain !
Refuge du col de la croix du Bonhomme
En hiver, le refuge offre un confort limité. Du matériel de cuisine succinct est à disposition mais pas de cuisine. Du bois permet d’alimenter le poêle et des couvertures sont également disponibles. En été, le refuge est pris d’assaut et il affiche déjà complet 6 mois avant. Prenez les devants pour ne pas vous retrouver sans solution.
Ouverture : gardé de mi-juin à mi-septembre, non gardé mais ouvert le reste de l’année.
Tarif : 27€ (gardé) / 8€ (non gardé)
Tel : +33 9 70 02 81 47
Mel : refugecroixdubonhomme@ffcam.fr
Web : refugecroixdubonhomme.ffcam.fr

Jour 3 – Du refuge du col de la Croix du bonhomme au refuge du Presset
Distance : 12,5 km
Dénivelé : 970D+
Départ : 10h30
Arrivée : 18h
10h30 : Départ plein soleil. Comme le disait Barthélémy la veille :
« Neige dégueulasse, temps idéal ».
Effectivement, c’est un peu cartonné… Mais cette belle couche immaculée me donne envie de faire ma propre trace. Je suis l’un des vallons enneigés du ruisseau de la Raja jusqu’à retrouver la trace du tour du Beaufortain 300 mètres plus bas. Encore une fois, les traces d’animaux foisonnent mais pas l’ombre d’un chamois.



12h : aux chalets de la Raja, le tracé part à l’ouest vers le cormet de Roselend avant de bifurquer pour s’enfoncer dans la combe de la Neuva, veillée de part et d’autre de dents, d’aiguilles et de pointes hautes perchées.
Orientée sud-ouest-nord-est, j’avance avec dans les yeux le soleil qui se reflète sur la neige pelée. 800 mètres de dénivelé positif continus me séparent du col du grand fond. Avec une rigueur de métronome, j’avale 100 mètres de dénivelé toutes les 30 minutes.




16h : Je quitte les traces des skieurs pour suivre mon propre itinéraire, moins à flanc de pente. Dans mon dos, toute la vallée rosit déjà à la lumière du soleil couchant. Devant, la pointe de Presset dresse fièrement sa roche sombre.
17h30 : Le col du grand fond perché à 2671 mètres est enfin franchi. Les derniers mètres me coûtent, cela fait 4 heures non-stop que je grimpe. De l’autre côté, ciel pourpre sur le massif de la Vanoise et, en bas, la petite lumière d’une fenêtre éclairée : le refuge du Presset.



La pente est raide, la descente est rapide. 18h : Je pousse la porte du refuge. Mes lacets sont pétrifiés, le bout de mes chaussures dur comme du bois. Mes chaussettes font corps avec le cuir gelé. La chaleur d’un bon poêle, d’une soupe et de deux thés brûlants finissent de me réchauffer. Je garde quand même mon bonnet !
Refuge du Presset
La grande salle est très agréable avec ses grandes fenêtres et sa longue perspective. Poële, couvertures et feux de cuisson (moyennant supplément) sont disponibles. Le site est sublime et la vue panoramique sur la pierra menta mérite la contemplation.
Ouverture : gardé du 10 janvier au 31 mars et de mi-juin à mi-septembre, non gardé mais ouvert le reste de l’année.
Tarifs : 28⁄19,60€ (adultes/jeunes 8–18 ans)
Tel : 06 87 54 09 18
Web : refugedepresset.ffcam.fr


Jour 4 : Du refuge du Presset à Boudin
Distance : 12 km
Dénivelé : 200D+
Départ : 9h30-14h00
9h30 : Depuis la fenêtre du refuge, le soleil se lève sur la pierra menta. Il fait toujours un temps idéal. Ciel immaculé et pas un brin de vent. Tant mieux parce que c’est officiel, je suis malade pour de bon. J’ai tellement envie de faire de la raquette que je marche 500 mètres avant de réaliser que je les ai laissées au refuge, avec les bâtons !
Échauffement par une petite montée raide jusqu’au col de Bresson (2469 m). De l’autre côté, de gros chamallows de neige parsèment la combe. Privé de gps, je m’attendais à une orientation difficile mais les skieurs ont tracé la voie.





En dévalant la pente raide, les petits éboulements que crée mon passage produisent mille sons délicieux. Pétillements légers lorsqu’ils se disloquent en poudre sur une neige feutrée, tintement cristallin quand les morceaux durs cascadent sur la neige verglacée, chuintement joyeux d’une horde d’élèves qui déboulent dans la cour de récré quand la neige fraîche.
Cette descente est un cadeau. Alors que le lac de Roselend en contrebas annonce la fin de la rando, je me retourne vers les sommets, plein de gratitude.



Plus bas, là où la végétation réapparaît, un épais matelas de neige permet toutes les cabrioles. Je m’enfonce jusqu’aux genoux dans ce tapis moelleux, jambe de devant enfoncée contrôlant la glissade, jambe arrière agenouillée, comme en telemark.
Je partage ma joie avec les rares humains que je rencontre avant de retrouver le lac, le col, l’herbe, la terre… et les boulangeries de Beaufort !


Infos pratiques Mini-tour du Beaufortain en hiver
Peut-on faire le tour du Beaufortain en hiver ?
Oui, partiellement, et à condition d’accepter de sortir du tracé estival strict.
Le GRP Tour du Beaufortain, dans sa version complète, n’est pas balisé ni entretenu en hiver. En revanche, un mini-tour de 4 jours est parfaitement envisageable, en reliant les vallées et les refuges ouverts à cette saison, comme je l’ai fait ici.
L’hiver impose ses propres règles et l’itinéraire se construit souvent au fil des conditions de neige et de la visibilité. Certains cols deviennent impraticables, d’autres se franchissent plus haut ou plus bas que le sentier d’été… C’est moins un itinéraire “clé en main” qu’une itinérance alpine à composer.
Raquettes ou ski de randonnée ?
Les deux sont possibles, mais ne s’adressent pas au même public.
En raquettes, l’itinéraire est plus lent, plus physique, mais aussi plus tolérant sur les pentes raides ou les neiges hétérogènes. C’est le choix que j’ai fait, notamment pour la stabilité en traversée, la capacité à tailler des marches et la liberté hors trace.
Le ski de randonnée permet des journées plus courtes et plus fluides, mais impose une bonne maîtrise des conversions en terrain raide, une lecture fine du manteau neigeux et une capacité à gérer des pentes parfois soutenues (25–30°). En ski de randonnée, il faudra impérativement éviter le passage par le torrent de la Gittaz, le 2è jour, étroit et en dévers.
Dans tous les cas, crampons et piolet léger peuvent s’avérer utiles selon les conditions.

Quel est le niveau requis ?
Ce mini-tour s’adresse à des randonneurs déjà expérimentés en hiver.
Il faut être à l’aise avec des journées longues, des dénivelés importants, la progression sur neige dure, croûtée ou instable, la gestion de la fatigue, du froid et de l’isolement.
Je ne le recommanderais pas pour un premier trek hivernal. Par contre, pour quelqu’un qui a déjà pratiqué la raquette ou le ski en itinérance, c’est un très beau terrain d’apprentissage avancé.
Est-ce faisable en autonomie ?
Oui, ce n’est même faisable qu’en autonomie. Les refuges non gardés permettent de dormir à l’abri, mais l’eau n’est pas toujours disponible, l’électricité est rare, la cuisine peut être sommaire et le chauffage dépend du bois et de votre motivation en arrivant.
Il faut donc prévoir de quoi se nourrir pour plusieurs jours, une popote, un duvet chaud et des vêtements de rechange secs.
L’autonomie, ici, n’est pas une posture : c’est une nécessité logistique.
Quels refuges sont ouverts / non gardés ?
En hiver, plusieurs refuges du Beaufortain restent accessibles :
- Refuge du Plan de la Lai : non gardé, très bien équipé
- Refuge des prés : gardé, tout confort. ½ pension obligatoire.
- Refuge de la Croix du Bonhomme : ouvert, mais confort sommaire
- Refuge du Presset : gardé une partie de l’hiver, sinon ouvert
Les conditions évoluent chaque saison. Il est indispensable de vérifier l’ouverture effective et l’état du refuge avant de partir.

Quels sont les passages délicats ?
- le col de la Fenêtre et le col de la Cicle (pente raide côté Val Montjoie),
- les traversées sous le col de la Croix du Bonhomme, à flanc de pente.
- le col du Grand Fond, long et exigeant physiquement,
- le Chemin du curé en surplomb du torrent de la Gittaz sur l’itinéraire alternatif
Ces passages peuvent devenir délicats, voire dangereux, sur une neige verglacée.
Quelle est la période idéale ?
La période la plus favorable se situe entre début janvier et début mars, lorsque l’enneigement est suffisant, les jours commencent à rallonger, les refuges sont accessibles et le manteau neigeux est stabilisé.
Décembre est souvent trop aléatoire, mars peut devenir délicat selon l’ensoleillement et le risque de plaques.
Quels risques (avalanches, orientation, froid) ?
Les principaux risques sont :
- avalanches (pentes raides, accumulations, plaques),
- désorientation par mauvaise visibilité ou terrain uniforme,
- froid et gel (hypothermie, gelures, matériel figé),
- fatigue menant à de mauvaises décisions.
À lire aussi : Quels risques en rando raquette ?
Un équipement de sécurité hivernale est indispensable : DVA, pelle, sonde, carte, boussole, GPS, frontale, vêtements chauds. Ici, la montagne ne pardonne pas l’improvisation.



Commentaires
Merci de nous partager et nous faire rêver par vos récits joliment écrits et grand bravo à vous pour votre rando de haut niveau !
Merci Sylvie 🙂 Tout le plaisir est pour moi.
Haut niveau, je ne sais pas. En tout cas, haut niveau de satisfaction, ça c’est sûr ^^