« Allez, vendez moi la diagonale du vide ! »

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« Allez, vendez moi la diagonale du vide ! »

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28 septembre 2013

2 Commentaires

L’origine de mon projet de voyage à travers la diagonale du vide ? Suivant l’interlocuteur, ma réponse varie. Parler avec la tête. Parler avec le coeur. Je ne suis pas un très bon vendeur…

« Vendez moi la diagonale du vide ». Lorsque je présente mon projet de diagonale du vide, on me pose parfois cette question. C’est encore arrivé ce matin.

Avoir du bagoût, de la tchatche, de l’à-propos… C’est important pour être un bon commercial. « Vendez moi ce stylo !  » En classe prépa, on simulait déjà pour nous préparer aux questions du jury. Un peu dans ce genre là (attention, séquence culte):

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Dans cette situation, deux scénarios possibles.

La diagonale du vide, un créneau porteur

Scénario n°1 : mon interlocuteur attend une réponse cartésienne. Son temps est compté (parce que c’est quelqu’un d’important. Les gens importants sont toujours pressés, n’est-ce pas, c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît…). Il attend des éléments factuels pour statuer sur les actions à mettre en place et, éventuellement, donner une suite favorable à ma démarche.

A celui là, je fais une réponse entretien d’embauche. Analyse du marché, définition de la cible, positionnement. La France première destination touristique mondiale. L’absence de blogs sur la question. Opportunité à saisir. Tourisme durable. Marché d’avenir. Clientèle CSP+. Expérience de consultant. Références professionnelles… Et puis on vit dans le plus beau pays du monde, non ?

Plouf… Intérieurement, je n’ai déjà plus très envie de travailler avec Mister décideur. Moi, excusez moi, je tourne à l’émotion !

La diagonale du vide, le voyage idéal

Scénario n°2 : mon interlocuteur est en empathie. Je sens en lui la fibre du voyageur. Dans sa tête, il y est déjà, dans cette diagonale du vide. Il se verrait bien sur la route, lui aussi. Il me lance un enthousiaste « : et pourquoi pas faire le voyage avec un âne, comme Stevenson ? »

Lui, si j’avais plus de temps, je lui parlerais de ma passion du voyage. Je lui raconterais que je mûris ce projet depuis des années et qu’au fil du temps, il est passé à travers une succession de tamis. 15 ans que je joue les orpailleurs… Depuis ma première expérience à l’étranger, un échange universitaire au Maroc, je rêve d’un voyage idéal où je prendrais le temps d’être vraiment au contact d’un pays et de ses habitants.

Les rencontres sont le sel du voyage

A lui, je lui dirais que les rencontres sont le sel du voyage et que mes semaines dans les faubourgs décrépis d’Erevan en compagnie d’Arméniens formidables valent largement le salar d’Uyuni et ses Boliviens revêches.

Sans pour autant renier le coucher de soleil vu du sommet du volcan Turialba au Costa Rica, la mer de nuage des Monts Elbourz en Iran ou les étendues désertiques du Sahara mauritanien. Tous ces moments restent quand même des moments de bonheur impérissables.

Mais le meilleur reste à venir…

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  1. Laurène - Carnet d'escapades

    7 avril 2014 à 18 h 41 min - Répondre

    Si j’étais à la place de la personne qui te reçoit pour potentiellement financer une partie du projet, j’aimerais entendre un peu des 2 scenarios. Une partie très rationnelle: pourquoi ce projet est celui qu’il me faut, pourquoi il est dans l’ère du temps, viable économiquement…Mais je voudrais aussi entendre parler le passionné pour avoir le déclic: non seulement le projet est sérieux, mais en plus porté par un passionné qui fera que cela marche! Ok, je signe! 🙂

    Réfléchis bien à des arguments rationnels solides, mais laisse aussi parler ton coeur! Je suis certaine que cela pourra être le petit truc en plus qui fera que l’on se souviendra du projet et qu’on aura envie de bosser avec toi!

    Bon courage!!!

    • Mat

      8 avril 2014 à 0 h 02 min - Répondre

      Mais oui, Laurène, tu as parfaitement raison ! De toute façon, je ne pourrai pas m’empêcher de laisser fuser quelques élans mal contrôlés ! Chassez le naturel… 😉
      En fait, j’ai écrit ce billet un jour que j’avais eu dans la même journée les deux cas de figure l’un à la suite de l’autre : celui qui captait l’intérêt du discours et qui s’enthousiasmait et, une heure plus tard, celui qui me la jouait « je n’ai pas que ça à faire, allons à l’essentiel, je suis quelqu’un d’important ». Ca m’avait coupé toute envie de l’embarquer dans mon histoire…
      Merci pour les encouragements, en tout cas 🙂