En Aveyron, ruralité bienheureuse

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En Aveyron, ruralité bienheureuse

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11 janvier 2015

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Les sentiers de randonnée de l’Aveyron parcourent un paysage horizontal. De l’Aubrac au Larzac, les marcheurs recherchent la solitude. Les agriculteurs défendent une agriculture plus respectueuse de l’environnement et une culture vivante et locale. Itinéraire entre vaches et groupes de turbofolk !

Randonnée dans le désert

Avec ses 3500 randonneurs licenciés, l’Aveyron est un département qui marche. Des chemins sillonnent les grandes étendues pelées du Causse Méjean et du plateau du Larzac connues comme « le désert français ».

C’est l’occasion de découvrir le parc naturel régional des Grandes Causses et de tester l’écocamping à Le Cun de Larzac. À Camarès, il laisse place au Rougier, un paysage de terre ocres spectaculaire. Gillian Diez connaît bien ces paysages et leurs habitants. Portraitiste, cette photographe passionnée s’est installée dans la région.

Alligot et culture bio

En Aveyron, on est fier d’être paysan. Le combat du Larzac a marqué les mémoires. Éleveurs comme agriculteurs défendent une agriculture raisonnée et ne transigent pas avec l’environnement. Au buron de Camejane, à Aubrac, Maurice Ramon recueille à la main le lait de ses 35 vaches pour préparer la fourme et surtout la tome nécessaire à la préparation de l’alligot.

Les producteurs s’organisent en réseaux. A Arvieu, Vincent Benoit de l’association des loco motivés, milite pour une relocalisation écologique et équitable de notre alimentation quotidienne. À Conques, les chambres de Montignac réservent à leurs hôtes un accueil paysan et une nourriture bio. À Nant, Christian et Fabienne Julian ont retapé l’ancienne bergerie la jasse de l’Oulette dans les règles de l’art.

Tous les producteurs du coin se retrouvent au marché paysan de Montredon, chaque mercredi de l’été. En octobre, c’est la cueillette du safran. À Majorac, Véronique Eche perpétue cette culture. Vendu localement, il alimente la table et les cuisines des producteurs locaux.

Charcuterie et turbofolk

Dans l’Aveyron, on perpétue les traditions mais la culture est aussi bien vivante. À Alègre, Marielle, Gwen et les membres de l’association des Rèples organisent des chantiers collectifs pour restaurer un hameau. Des ateliers de pratique théâtrale et des événements culturels mettent en relation le groupe avec les réseaux locaux, paysans ou artistes. La culture rencontre la culture.

Chanter en occitan ? Brick à Drac, un groupe de turbofolk (!), le fait et le fait bien. Gros succés à l’estivada, le festival interrégional des cultures occitanes. Plus gourmande, l’auberge de la vallée organise des stages de charcuterie traditionnelle à Saint-Félix-de-Sorgues. Entre deux bocaux de terrine, on peut aussi apprendre la… broderie !

Aveyronais un jour, Aveyronais toujours. Wali est humoriste pour Europe 1 la semaine à Paris, mais vit le week-end à Montbazens. À Najac, Jacques-Henri Meunier, producteur parisien repenti, est désormais réalisateur dans la vallée du Lot. Il filme la vie de ses voisins de village (et de ses frères humains) pour des documentaires sans artifices.

Et vous, connaissez-vous des gens à rencontrer en Aveyron ? Des habitants hauts en couleur ? Des histoires qui valent la peine ? Des lieux à voir d’urgence ? Dites le moi en commentaire !

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