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Quatre jours entre hommes dans le Tarn

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  • Randonnée le long de la vallée du Tarn - Carnet de voyage en France

Quatre jours entre hommes dans le Tarn

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17 septembre 2016

15 Commentaires

Quatre jours de randonnée avec mon père, c’était une première. D’Albi jusqu’aux portes de l’Aveyron, montées et descentes au rythme du GR36, le long de la vallée du Tarn, du lit au plateau.

Mon père devait venir marcher avec moi. Ma mère, fine mouche, a saisi l’occasion de leur anniversaire de marriage pour nous réunir tous le temps d’un week-end avant de nous séparer, hommes d’un côté, femmes de l’autre. Elles sillonneront les petits villages en voiture. Nous partons pour une aventure de quatre jours à pied le long de la vallée du Tarn. Départ sous les flashs des caméras. On sourit pour la photo, mais on est vraiment content.

Mon père et moi, on n’a jamais vraiment partagé de moments comme ça, juste à nous. Pas de matchs au stade, de parties de pêche ou de vacances entre hommes… Les rituels s’organisent plutôt autour d’une bonne bouteille ou d’un morceau de musique. Cette randonnée ensemble est une première. On est tout excité.

Par soucis d’économie, il a emprunté mon sac de rando de montagne. Aux pieds, les mêmes vieux modèles premier prix qu’il chausse pour ses balades à la demi-journée. J’ai des doutes sur le tapis de sol. En guise de sac de couchage, une simple couverture polaire achetée par ma mère la veille, à l’arrache.

Avec sa casquette à l’envers, son petit pull jaune clair et son unique bâton de marche – pourquoi en prendre deux ? – il a l’air d’un promeneur du dimanche. Avec mon Carrix, mes bottes de randonnées et mes t-shirts techniques, j’ai l’air d’un voyageur de l’extrême.

On forme une drôle d’équipe. Ça nous amuse.

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Albi-Marsal : En route pour la vallée du Tarn

La bambouseraie à la sortie d’Albi nous plonge d’emblée au cœur du sujet. Passages de gués, lianes et moustiques… Le GR de la vallée du Tarn s’annonce sauvage. En contrebas, au pied des côteaux abrupts, le fleuve s’écoule.

Nous gagnons les plateaux couverts de champs, baignés de soleil. La chaleur étouffante justifie une sieste à l’ombre d’un arbre providentiel. Un vent léger nous rafraîchit. Une mousse serait la récompense idéale de cette première journée de marche, d’autant que la coupe du monde bat son plein et que ce soir, c’est Italie-Espagne.

Mais à Marsal – en gras sur la carte – c’est la diagonale du vide : pas de bar, pas de bière, pas de télé, pas de réseau…

« Ne bougez pas, je reviens ! »

Le conducteur du camion qui nous croise est interloqué par mon Carrix. Notre virée au long cours l’enthousiasme – il a le même âge que papa. Depuis qu’il est à la retraite, Alain a retapé la maison de ses grands parents, perchée au dessus des rapides du Tarn. Il nous fait la visite guidée du gîte auquel il vient de mettre la dernière touche.

Nous voilà bière en main, devant la télé du salon. Le toit du garage nous abritera pour la nuit. Les chats et les chiens sont ravis !

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Marsal-Ambialet : de la nature et des maths

La nuit a été fraîche. J’ai dormi sur mes deux oreilles ; mon père n’a pas fermé l’œil. Les grillons, le grondement continu du torrent… En filigranne, ce que j’entends surtout, c’est que son matelas de sol est une vraie merde et sa couverture parfaitement anecdotique. Sur le béton, dans l’humidité, pas de miracle.

La route s’enfonce dans la brume matinale. Des nuages courent sur le Tarn. Les rives disparaissent derrière un voile blanc qui s’évapore pour laisser place à des montées raides. Les insectes se réveillent, les champs vrombissent. On croise des crapeaux, il doit y avoir des serpents…

Les plateaux nous réservent une chaleur immobile, mais aussi de superbes points de vue sur tous les alentours dans une odeur de foin sucrée. Devant un champ en spirale, mon père s’exclame :

« x exposant 4 + y exposant 4 = 0 »

C’est l’équation de la courbe que le champ trace approximativement.

« J’avais tiré ça en colle de math quand j’étais étudiant ! »

J’ai toujours été nul en maths.

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Marsal-Ambialet : premières douleurs

Dans les sous-bois, des visages apparaissent dans les souches. La roche affleure sur les chemins. Nous contournons les montées trop raides, empruntons des routes inconnues de Google maps. J’ai mal en bas du dos et à la fesse droite. Papa se plaint des genoux et de sa fesse gauche. Fatigué ? « Non non… ».

La mousse bien fraîche et le menu terroir à Ambialet, censés nous retaper, nous anéantissent. Sieste (digestive, donc, rien à voir avec une quelconque fatigue…) et nuit à l’hôtel.

Au barrage hydro-électrique en contrebas, l’eau qui entraîne les turbines cascade en un beau mouvement fluide.

« Ça ressemble au verre qui coule sur l’étain en fusion lorsqu’on fait du verre plat ».

Il y a des secrets bien gardés dans la tête d’un ingénieur…

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Ambialet-Trèbas-les-Bains : des mouches et des gouttes

C’est le matin et ma patience est déjà bien entamée par les trois montées raides que nous venons de gravir coup sur coup et le Carix que je dois équilibrer en permanence le long des sentiers cahoteux.

Sur les plateaux où paissent les premiers troupeaux de moutons, les mouches viennent butiner nos bras trempés de sueur ! Mon sang bout sous la chaleur. J’ai perdu mes lunettes, ma crème anti- et après-soleil. J’avance en silence, résigné, à fleur de peau.

Papa ne perd rien de son indéfectible bonne humeur et ne rate pas une occasion de discuter. Agriculteurs comme promeneurs, il entreprend tout le monde avec le même enthousiasme.

« Mais tu n’es pas tout le temps tout seul, quand même !? »

Il a l’air de me plaindre. Cette solitude du marcheur ne me pèse pas. La nature me nourrit de l’intérieur. Une fois au village, je sais qu’il y aura des hommes avec qui discuter, au hasard d’un bistro – toujours cette envie de bière fraîche…

À Trébas-les-bains, nous snobons le camping pour un bivouac nature au bord du Tarn, les pieds dans l’eau. Alors que je monte la tente, une odeur étrange m’alerte. Trop tard. Le boudin en caoutchouc qui assurait l’étanchéité de mon réchaud est en flamme. Papa ne l’a pas vu en préparant la soupe. Il a perdu ses lunettes dans l’après-midi… On se venge sur le fromage, la charcuterie, les pâtisseries.

Les grenouilles célèbrent l’orage qui survient en fin de soirée. Il nous laisse espérer un peu de fraîcheur pour le lendemain.

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Trébas-les-bains-Brousse-le-Château : forêt vénérable et jungle tropicale

À Trébas, le GR de la vallée du Tarn s’arrête. Au delà, il est toujours plus ou moins praticable même s’il n’est plus entretenu depuis cinq ans, nous confirme un passionné de rando. Que le jeu de piste commence !

La roche affleure, les herbes sont hautes, nous suivons les balises qui longent la route avant d’aller nous perdre dans les bois. Privé de lunettes, papa se rallie à mon panache bleu – les mouches le devancent. Le lit du torrent nous sert de repère.

Dans la fraîcheur du fond de la vallée, les mousses et les lychens travestissent cette forêt vénérable en jungle tropicale. Les racines bousculent les murs de pierre, les ronces envahissent le passage. Il faut débroussailler pour se frayer un chemin.

La galerie végétale finit par déboucher sur le Tarn et la chaleur de ce milieu d’après-midi. À Lincou, pour notre désormais traditionnelle pause bière, nous demandons au patron de nous situer dans le temps et l’espace.

« Pour ce qui est des distances, il vous reste environ huit kilomètres jusqu’à Brousse-le-château. Pour ce qui est du temps, je ne sais pas, j’ai quitté ma montre en arrivant dans l’Aveyron, il y a déjà quelques années. »

Nous lui laissons nos dernières pièces – pas un distributeur en quatre jours de marche – et prenons la route pour Brousse-le-Château, terme de notre randonnée. Un bon restau sera notre récompense. Ils acceptent la carte bleue.

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L’arrivée

« Normalement, il ne devrait rester plus que deux kilomètres ».

Papa anticipe. Je me garde bien de ces projections. Les panneaux indicateurs ont parfois leur logique mathématique propre. Le voyage m’a appris à penser au présent.

À rebours, je me repasse le film de ces quatre jours avec mon père. La soixantaine de kilomètres parcourus. Le Tarn sous toutes ses formes. Les rencontres. Les coups de chaud. La fatigue… Des moments pas toujours bons, mais des moments passés ensemble.

Est-ce que ça lui a plu ? Je crois que oui.
Est-ce qu’il est fatigué ? En apparence, pas plus que moi.

Autour de la table du restaurant, les femmes que nous retrouvons se réjouissent de nos « bonnes » couleurs. On donne quelques détails du quotidien, les menus, les bivouacs… On ne fera pas grand cas des efforts prodigués pour rallier Brousse-le-Château. Chez les Mouillet, on a la victoire pudique. Père et fils.

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15 Comments

  1. arno 18 septembre 2016 at 18 h 22 min - Reply

    merci Mat… quelle escapade… quel bonheur de te lire… sans nul doute un moment très particulier avec ton père… cela donne à réfléchir …

    • Mat 19 septembre 2016 at 2 h 13 min - Reply

      Hello Arnaud 😀 Hahaha, oui quelle escapade ! On en a bavé, et en même temps c’était très beau… Mon père a dit (dixit ma mère 😉 ) qu’il n’avais jamais fait autant de sport ! Ça rend un peu plus tangible ce que je vis durant mon voyage. J’étais vraiment content qu’il vienne faire un petit de route avec moi. Un moment privilégié ! Je recommande… 😉

  2. Audrey 19 septembre 2016 at 1 h 54 min - Reply

    Tu sais trouver les mots et créer une douce proximité. C’est très plaisant.
    J’espère vraiment que nos chemins se croiseront un jour. En attendant, je te souhaite une bonne route 🙂

    • Mat 19 septembre 2016 at 2 h 18 min - Reply

      Oh mais toi aussi Audrey tu sais trouver les mots pour me faire plaisir 🙂
      Je ne doute pas que nos chemins se croisent un jour. Un peu d’organisation et le tour est joué !
      Sur un bateau ?

  3. BOUCHOT 1 octobre 2016 at 8 h 22 min - Reply

    Bravo à ton papa Mathieu, super bonne idée de venir partager ton expérience. Je me demande : comment vas-tu faire pour revenir à la vie normale ? Tu vas avoir la nostalgie, non ? La bise

    • Mat 1 octobre 2016 at 10 h 22 min - Reply

      Coucou Martine !
      Remarque judicieuse 🙂
      Mais mes voyages sont suffisamment longs pour que je désire vraiment le retour.
      Et puis j’ai prévu le coup : j’aurai fort à faire pour faire aboutir mes projets en rentrant.
      Sans compter que ce n’est ni mon premier voyage ni mon dernier.
      Normale ou pas, si c’est la vie que je choisis, tout ira bien 😉
      Bises

      • BOUCHOT 7 octobre 2016 at 8 h 03 min - Reply

        Je n’en doute pas ! Bravo

  4. Greg 5 octobre 2016 at 22 h 22 min - Reply

    Salut Mat!
    Super idée ces quelques jours père-fils!
    Ça donne envie!
    Greg

    • Mat 7 octobre 2016 at 0 h 36 min - Reply

      Hello Greg !
      Ça fait plaisir de te lire 😀 Oui, si ça te titille, va-z-y ! C’est l’occasion de vivre des moments sympas, un peu hors cadre.
      J’attends la réponse de mon père, sa version à lui de nos quelques jours ensemble, il paraît qu’il y travaille 😀 Je suis bien curieux de lire ça !
      La bise, à bientôt !!!

  5. dad 3 novembre 2016 at 14 h 30 min - Reply

    « Dans les sous bois , des visages apparaissent dans les souches……. » Regardez ce visage d’homme grimaçant sur le tronc ,les dents serrées et les lèvres retroussées , j’ai l’impression que c’etait NOUS .
    Oui c’était important de partager ce court périple , ne serait ce que pour réaliser sur le terrain ce que chacun(e) des followers du site a vécu en virtuel pendant cette année et demie sur des textes et photos d’une réalité et d’une poésie toujours présentes.
    Bien sur on en a chié ensemble , bien sur on a adapté nos rythmes respectifs pour harmoniser les étapes à nos fatigues respectives , bien sur on ne parlait pas trop pour garder nos souffles dans les montées rocailleuses suivantes qui nous attendaient , tout dans ces 4 jours a été à la fois trop court et trop long ( surtout quand on en bavait ) mais si c’était à refaire , j’en reprendrais bien une louche .
    Dans un texte je ne sais plus à quel moment , quelqu’un qui demande : » A quoi tu penses quand tu marches ? » la réponse est : » A rien  » , je confirme que ce petit bout de route bucolique mais très physique sportif , même si ça n’en était pas le but , oblige à concentrer toute sa réflexion sur ……ses pas . Et c’est quand on s’arrête qu’on est heureux d’etre deux .
    Merci Mat pour ce bout d’chemin . Bravo pour l’exploit physique d’un projet qui a pris beaucoup de temps pour se préparer , dont les récits et les images ont régalé les yeux et les oreilles des internautes , à commencer par tes parents . On a hâte de voir le book à Noel !

  6. Nathalie ROUSSEAU 25 avril 2018 at 17 h 43 min - Reply

    A la recherche de renseignements sur les hébergements le long du GR 36 (traversée du Tarn), je suis tombée sur vos articles. Quel bonheur de vous lire ! Votre petite escapade avec votre père est belle à voir…Merci pour votre partage, Nathalie

    • Mat 25 avril 2018 at 21 h 04 min - Reply

      Merci beaucoup Nathalie 🙂
      Oui c’était un très bon moment et je suis content que cela perce entre les lignes.
      Ça mériterait d’être reproduit, d’ailleurs. Merci pour votre commentaire qui m’y fait penser.
      Et si vous aimez la lecture, sachez que ce voyage existe désormais sous la forme d’un livre, disponible dans la rubrique « diagonale du vide » du menu.
      À bientôt, Mathieu

  7. Marie 2 août 2018 at 21 h 31 min - Reply

    Chouette récit, qui dit pudiquement ce qui vous lie, avec un brin d’humour… Ça me touche, car j’ai perdu mon papa en octobre dernier, et je sais que ce sont des moments tels que celui-là qui nous restent, tout le reste…………………!
    Et quelles superbes photos!
    Bonne continuation, Mat!

    • Mat 2 août 2018 at 21 h 39 min - Reply

      Merci beaucoup Marie ! Et merci de me remettre en tête qu’il faut profiter des moments tant qu’il est encore temps. Je vais réfléchir à la prochaine destination pour renouveler cette expérience dont on garde tous les deux un très bon souvenir.

  8. marie 3 août 2018 at 13 h 39 min - Reply

    C’est vrai qu’on sait qu’il faut profiter de ceux qu’on aime tant que c’est possible, et que le point final arrive sans crier gare! Cela peut même sembler une banalité.
    Ce que je voulais surtout signaler, et j’en ai pris conscience avec l’absence, c’est qu’une relation est tissée d’un tas de choses : des paroles, bonnes ou mauvaises, tout un compagnonnage un peu routinier, mais au final tout cela s’estompe. Ce qui reste vraiment, ce sont les actions partagées, surtout quand il s’agit comme là de moments privilégiés. Avec les actes s’inscrivent en nous, presqu’à notre insu, un tas d’éléments sensoriels qui restent et qu’on retrouve comme des pépites une fois la personne disparue.
    On a tous vécu l’expérience de certains morceaux de musique, entendus sans trop y prêter attention pendant un fait important de notre vie. Des années plus tard, l’écoute fortuite de ce morceau de musique peut nous replonger illico dans l’état émotionnel du moment et faire émerger plein de souvenirs! C’est un peu le même phénomène, je pense.
    Alors, oui, oui, expérience à renouveler bien sûr… pour votre plaisir, et le nôtre 😉 !!

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